Un deuil difficile qu’elle réussit cependant
à gérer.
«Le présent s’inscrit, ensuite,
ça fait des couches de présent et puis ça fait
du passé, dit-elle. On ne vit toujours que, dans le
présent de toute manière, après, c’est
avec l’esprit et l’imagination que nous bifurquons dans
le passé ou dans l’avenir. Je suis pleine du
passé, mais je suis pleine d’avenir
aussi.»
La musique avant tout
On connaît les Rita Mitsouko grâce à des
titres accrocheurs tels que Marcia Baila, Andy, C’est comme
ça, mais aussi pour leur excentricité vestimentaire
et leurs soucis d’avoir un visuel léché et
attrayant.
Catherine Ringer est toutefois catégorique sur un point :
la musique avant tout.
«Quand on est musiciens, c’est d’abord la
musique, indique-t-elle. Le côté visuel, tant mieux si
nous sommes capables de l’avoir et de le travailler, mais ce
n’est vraiment pas ce qui prime. Frédéric ne
cessait de me répéter ceci : “Attention, tu te
laisses aller à faire passer le business d’abord sur
la scène. Concentre-toi plutôt sur les pièces
et ton interprétation.” Donc, s’il y a quelque
chose à oublier, c’est
l’image…»
Les deux font la paire
À l’origine, les Rita Mitsouko étaient
le fruit d’une association entre deux musiciens qui se
complétaient incroyablement bien! L’un,
Frédéric Chichin, était un producteur,
passionné des studios, de la prise de son et de
l’organisation. L’autre, Catherine Ringer, planchait
principalement sur les textes et l’aspect visuel du
projet.
Maintenant que la dame est seule dans ce navire qui file encore
très vite, elle compte s’entourer de nouveaux
collaborateurs afin d’explorer autre chose.
«Je continue d’écrire,
révèle-t-elle. Je me suis remise en selle! Quand on
tombe d’un cheval, il faut vite y remonter! Je suis
inspirée en ce moment et je n’ai pas envie de
lâcher l’affaire.»
«Actuellement, sur le plan des textes, j’explore les
thématiques de l’amour, de la tristesse et du pardon,
ajoute-t-elle. J’aimerais également toucher à
de nouvelles sonorités, comme l’électronique
par exemple. Malgré le fait d’avoir maintenant
l’expérience pour écrire et composer une
pièce seule, je préfère et j’aime mieux
m’entourer de collaborateurs.»
Bref, Catherine Ringer n’a pas fini de créer afin
de nous impressionner. Elle reste visiblement belle en
scène, belle comme à la ville, forte comme une
fusée. Par-dessus tout, elle aime tellement la vie…
un peu comme Marcia!
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